Tamukliyen, en voilà un drôle de mot! Personne mis à part les initiés et ceux qui me connaissent personnellement, ne savent de quoi il s'agit. Je vais donc proposer d'expliquer ce qui se cache derrière ce mot qui me sert à désigner à la fois mon peuple d'origine, dans son histoire, mais aussi dans son avenir. Je ne parlerai pas du présent, car nous n'existons pas aujourd'hui. Je vous expliqueraient celà plus tard...
L'étymologie du terme: le centre de ce mot est le terme "Tadukli" qui dans ma langue d'origine signifie "confédération" ou "fédération" ou encore communauté". En effet, l'organisation sociale de mes ancêtres, basé sur le concept de communauté à, comme je vous l'ai dis dans ma présentation, subjugué les différents peuples qui nous en rencontrés. Il existe d'ailleurs dans les archives françaises une abondante litterature sur cette organisation pendant l'occupation française. Il n'y a en fait que les arabophiles fanatiques, ou autres islamolatres fanatiques qui méprisent et dénigrent cette spécificité. Je dis guere, mais en fait, en France, le pays dans lequel j'habite, sont très nombreux, particulièrement dans le milieu "intellectuel". De plus, l'absence totale d'administration centralisé et de codification écrite, n'ayant pas géné la pérénisation de ce même systeme juridique, politique et social, jusqu'à l'agression algérienne, permanente depuis plus de 45 ans, représente une énigme sur la pérénité de ce système... ou un signe de la rationalité et du "génie" de cette organisation. Bref, "Tadukli" me semble être donc un concept centrale de notre identité et de notre organisation, et comme il est question de nommer une nation...
Autre mot utilisé dans ce terme, "Tamurth". "Tamurth" désigne "pays", on retrouve d'ailleurs ce terme sous forme de préfixe dans "Tamazgha" (pays des imazighen), par le préfixe "Tam". Nous avons donc "Tamukli" qui donne "pays confédérés". Enfin, il y a le suffixe "en" qui désigne en fait "ceux d'un groupe". Par exemple, les juifs sont appellés "udhayen", les européens "irumiyen", les noirs "ivarkanen"... Voici donc "Tamuliyen", "ceux de Tamukli".
Après avoir fait l'étymologie de ce mot, je vous présente donc son sens, et là, ça va être plus coton... mais je doit le faire, et en plus, j'en ais envie. Mais avant, voici une mise en garde: il est évident qu'on ne doit pas généraliser, et bien difficile voir même impossible d'avoir 100% des habitants d'un peuple correspondre à la définition qu'on y donne. Mais, il y a ce que l'on appel le "sens commun", qui sont l'ensemble des valeurs, normes et connaissances d'un peuple. Les valeurs des Tamukliyen? Egalité, solidarité, honeteté... bon, je ne vais pas faire une liste ici, de toute façon, les valeurs d'une nation se définissent au fur et à mesure d'une civilisation... ce qui me raménne à préciser que pour passer au stade "Tamukliyen, le kabyle doit introduire dans son esprit de nouvelles valeurs, de nouveaux modes de pensées, qu'il doit travailler, afin de surpasser sa condition si difficile aujourd'hui et passer une étape dans son évolution. Cette rubrique sur ce blog a pour but d'entamer la construction de sentiers de reflexions philosophiques, de pistes de réflexions sur nous mêmes et le monde, afin que nous surpassions cette condition actuelle, si misérable, ou jour aprés jour, nous plongeons dans la vulgarité et le déshonneur de la prosternation devant une sphére qui nous méprise et qui se gargarise de nous voir nous prosterner tant de fois par jour devant elle... "ces soit disant irreductibles rebelles et fier kabyles, les voilà à nos pieds".
Voilà donc l'importance de passer ce stade, si nous voulons que nos ancêtres existent encore, que nos enfants soit la continuité de ce que nous sommes... que nos valeurs, celles de nos parents et grands parents, de ceux qui sont mort pour maintenir la souveraineté de notre peuple, et la pérénisation de nos valeurs et de notre identité devant les Romains, devant les arabes ou les differents royaumes islamiques,, devant les turcs ou devant la France... ces ancêtres, aussi loin que l'on remonte, accépteraient ils de nous voir ainsi accépter la tutelle arabo-islamique sur nous? Accépteraient ils de voir nos visages, nos têtes, nos nuques et nos poitrines sous la sandale, ou la botte de ceux qui nous dominent? Posez vous cette question vous qui lisez ce blog, en attendant que je vous parle de la nécéssité d'acquerir notre pleine et entière souveraineté. Et quand je parlerai de souveraineté, je commencerai par ces mots d'un célébres poête, rebelle de son temps qui disait:
"Ghulegh seg Tizi wuzzu Armi d'AkfaduUr ekkim-en ddeggi aken ellan"
"Je jure que de Tizi OuzouJusqu'à l'AkfadouNul ne me fera subir sa loi"
Merci de m'avoir lus.
J'irai plus loin dans ma présentation. Cependant, il ne s'agira pas de moi, mais de mes origines cette fois-ci.
Je viens d'un monde qui n'a pas d'existence et celà pour deux raisons: la non volonté de certains interets politiques et idéologiques et le desespoire des gens de mon peuple. Je commencerai en vous expliquant la géographie, puisl'historique de cette situation et enfin, peut être, mes opinions et ambitions.
La géographie: je viens d'un petit pays d'Afrique du nord central, montagneux et bord de mer. Les français appellent ce pays "Kabylie", d'autres ont d'autres noms. Pour vous dire comment les miens l'appellent, vous le saurez plus tard. L'identification géographique étant prête, je passe à l'historique. (voir la carte, en rouge)
Les romains, appellaient mon pays "mons ferratus", les monts de fer, réputé infranchissable et impossible à envahir. Et ses habitants étaient appellé "quiquegentiani", les gens des 5, ceci par la légende du géant "Faraun" qui en tombant s'est divisé en 5 parties dont sont issus les 5 tribus de base. Plus tard, ce fut le tour des arabes de venir en Afrique, et d'y remarquer cet étrange peuple qui tout en étant sédentaire, était organisé selon le modele d'une confédération tribale avec des rituels et des procédures juridiques très élaborés et codifiés malgré l'absence de source écrite, d'administration centrale et de pouvoir fort. En fait, cette entité s'est construite sur un concensus, ce qui, pour des gens qui pensent que tout les problèmes se posent autour d'un rapport de force (arabo-musulmans pour ne citer que celà), peut sembler quelque peut déroutant. Ils nomérent alors mon peuple par la particularité de leur système et organisational social et politique: El Qabayl. Je passe l'épisode Turc-Ottoman, qui ne fut fait non pas d'occupation, mais de tentatives turcs de pénéttrer ce territoire, qui ont toujours échoué, malgré les conflits internes, pour passer à l'arrivé de la France. La France, qui a pus constater par ses militaires et explorateurs qu'ils ne pénéttraient non pas dans un pays, mais en envahissaient 4 ou 5 chaques fois qu'ils sortaient d'Alger. Ils décidérent de donner à mon peuple le terme arabe francisé "Kabyle", pour nous désigné et commencerent par avoir un traitement spécial pour cette entité. Effectivement, alors que l'Algérie était en train de se fabriqué à coup de décrets dans les salons et assemblées parisiennes (n'en déplaises à certains), la "Kabylie" vivaient avec la France une relation spéciale, faite d'exploration et de fascination, jusqu'à la révolte de 1870, qui aboutit sur une défaite des miens, à la grande satisfaction nottament d'un certain émir abd el kader qui avaient appellé les arabes à prendre le parti de la France contre les Kabyles... Pour punir la Kabylie, la France entama alors une série de réformes, qui commença par changer le statu de la Kabylie en l'introduisant dans saa (encore) jeune création appellé 4 décénnies plus tot "Algérie". A ce changement de statu, s'ajoute une série de spoliation des terres et une vaste politique d'arabisation, qui commençait par les noms des familles, jusqu'au lieu géographiques.
Arrive 1962 et l'indépendance de l'Algérie. Mais, est ce que l'indépendance de ce qui n'était finalement qu'un département français crée par elle pour elle allait signifier indépendance pour mon peuple? Non, biensur que non, ça allait même être pire. Ainsi, tout le long du 20eme siècle, en marge de l'indépendantisme contre la France, s'oppérait une guerre kabylo-arabe. J'emploi le terme guerre, car ce fut une période d'une grande violence par moment, par les assassinnats de kabyles, les intrigues politiques et les propos franchement kabylophobes. Je ne ferai pas dans l'angelisme, mais je pense personnellement que les kabyles ont péché par naïveté et surtout, se sont fourvoyés dans leur candeur d'esprit et des idéologies douteuses. Pendant que les arabo-musulmans faisaient de la politique, les miens faisaient de l'utopie. Et finalement, les doux rêveurs ont perdue la mise, tous assassinnés entre 1949 et 1962, quand ceux qui ont joints les rangs de l'arabo-islamisme par gout pour le principe de pouvoir militaire, leur tour allait venir par la suite.
Pour les miens, les gens du peuple, l'indépendance algérienne se trouvait donc être une occupation arabo-islamique. En effet, invasion militaire en 1963, politique de répréssion et d'arabislamisation depuis 45 ans, répression des étudients en 1980, puis des jeunes de toutes sortes en 1998, pour ensuite, passer au massacre de 2001. Un penseur, artiste ou politique kabyle, il a le choix: soit il prône l'allégence à l'Etat algérien, soit il fait un séjour en prison ou en exil. Et encore, même en exil, selon le pays qu'il choisis, il n'est pas en sécurité. Ainsi, Messili fut assassinné en 1987, avec la complicité du gouvernement français, alors dirigé par J Chirac qui était le premier ministre, et son ministre de l'interieur C Pasqua, qui se sont empressé d'expulsé le couple de cet acte avant même qu'il soit mis en garde à vue... de même, en 2004, Ameziane (petit) Mehenni, fut assassinné, parceque son père prêchait une autre voie que le "tous des algériens unis, indivisibles et pareils". La police française ayant conclut à un "réglement de compte entre voyoux" avant même que commence l'enquête, alors que la victime était un étudient en licence de langue japonaise tout ce qu'il y avait de respectable. Je ne parlerai pas de Matoub Lounes, qui mériterait un post entier à lui tout seul.
Aujourd'hui, médiatiquement, les temps sont dur pour les gens comme moi. On assiste de plus en plus a des campagnes soit de promotion ou d'apologie des gens qui sont nos assassins, ou alors de dénigrement sur notre compte. Ainsi, on vois des films mensonges sur la condition de la femme chez nous. Mensonge par l'interpretation de la socièté kabyle, mais aussi dans le sens le plus primaire du mot, car l'auteur que je ne citerai pas (vous la reconnaitrez peut être) prétend que "la Kabylie, c'est comme Kaboul sous les talibans, mais sans les talibans pour l'imposer"...
Aujourd'hui, depuis 40 ans d'endoctrinement algérianiste et islamique, il est difficile de trouver des kabyles qui assument leur kabylité jusqu'au bout et qui essayent de se montrer cohérant vis à vis de ses idées, de l'histoire, et du monde qui l'entoure. A vrai dire, je suis peut être un marginal, mais je m'en fiche, je ne fixe pas mon critère de respectabilité sur le nombre, mais sur le font. Et puis, les identités sont aussi des choix, et d'une génération à une autre, les peuples savent changer d'avis.
Vous comprendrez je pense mieux mon peuple et mon origine en lisant la suite. Il a s'agit là d'une présentation rapide et peut détaillés, voir même, parfois baclé, mais j'ai cherché à faire vitre pour le novice, sans rentrer dans les détails. Si ça vous interesse... ou plutot non: si ça m'interesse, je vous parlerai de choses plus en détails, de socièté, de culture, d'histoire... bref, encore d'où je viens, mais plus en profondeur.
Merci de m'avoir lus.