J'irai plus loin dans ma présentation. Cependant, il ne s'agira pas de moi, mais de mes origines cette fois-ci.
Je viens d'un monde qui n'a pas d'existence et celà pour deux raisons: la non volonté de certains interets politiques et idéologiques et le desespoire des gens de mon peuple. Je commencerai en vous expliquant la géographie, puisl'historique de cette situation et enfin, peut être, mes opinions et ambitions.
La géographie: je viens d'un petit pays d'Afrique du nord central, montagneux et bord de mer. Les français appellent ce pays "Kabylie", d'autres ont d'autres noms. Pour vous dire comment les miens l'appellent, vous le saurez plus tard. L'identification géographique étant prête, je passe à l'historique. (voir la carte, en rouge)
Les romains, appellaient mon pays "mons ferratus", les monts de fer, réputé infranchissable et impossible à envahir. Et ses habitants étaient appellé "quiquegentiani", les gens des 5, ceci par la légende du géant "Faraun" qui en tombant s'est divisé en 5 parties dont sont issus les 5 tribus de base. Plus tard, ce fut le tour des arabes de venir en Afrique, et d'y remarquer cet étrange peuple qui tout en étant sédentaire, était organisé selon le modele d'une confédération tribale avec des rituels et des procédures juridiques très élaborés et codifiés malgré l'absence de source écrite, d'administration centrale et de pouvoir fort. En fait, cette entité s'est construite sur un concensus, ce qui, pour des gens qui pensent que tout les problèmes se posent autour d'un rapport de force (arabo-musulmans pour ne citer que celà), peut sembler quelque peut déroutant. Ils nomérent alors mon peuple par la particularité de leur système et organisational social et politique: El Qabayl. Je passe l'épisode Turc-Ottoman, qui ne fut fait non pas d'occupation, mais de tentatives turcs de pénéttrer ce territoire, qui ont toujours échoué, malgré les conflits internes, pour passer à l'arrivé de la France. La France, qui a pus constater par ses militaires et explorateurs qu'ils ne pénéttraient non pas dans un pays, mais en envahissaient 4 ou 5 chaques fois qu'ils sortaient d'Alger. Ils décidérent de donner à mon peuple le terme arabe francisé "Kabyle", pour nous désigné et commencerent par avoir un traitement spécial pour cette entité. Effectivement, alors que l'Algérie était en train de se fabriqué à coup de décrets dans les salons et assemblées parisiennes (n'en déplaises à certains), la "Kabylie" vivaient avec la France une relation spéciale, faite d'exploration et de fascination, jusqu'à la révolte de 1870, qui aboutit sur une défaite des miens, à la grande satisfaction nottament d'un certain émir abd el kader qui avaient appellé les arabes à prendre le parti de la France contre les Kabyles... Pour punir la Kabylie, la France entama alors une série de réformes, qui commença par changer le statu de la Kabylie en l'introduisant dans saa (encore) jeune création appellé 4 décénnies plus tot "Algérie". A ce changement de statu, s'ajoute une série de spoliation des terres et une vaste politique d'arabisation, qui commençait par les noms des familles, jusqu'au lieu géographiques.
Arrive 1962 et l'indépendance de l'Algérie. Mais, est ce que l'indépendance de ce qui n'était finalement qu'un département français crée par elle pour elle allait signifier indépendance pour mon peuple? Non, biensur que non, ça allait même être pire. Ainsi, tout le long du 20eme siècle, en marge de l'indépendantisme contre la France, s'oppérait une guerre kabylo-arabe. J'emploi le terme guerre, car ce fut une période d'une grande violence par moment, par les assassinnats de kabyles, les intrigues politiques et les propos franchement kabylophobes. Je ne ferai pas dans l'angelisme, mais je pense personnellement que les kabyles ont péché par naïveté et surtout, se sont fourvoyés dans leur candeur d'esprit et des idéologies douteuses. Pendant que les arabo-musulmans faisaient de la politique, les miens faisaient de l'utopie. Et finalement, les doux rêveurs ont perdue la mise, tous assassinnés entre 1949 et 1962, quand ceux qui ont joints les rangs de l'arabo-islamisme par gout pour le principe de pouvoir militaire, leur tour allait venir par la suite.
Pour les miens, les gens du peuple, l'indépendance algérienne se trouvait donc être une occupation arabo-islamique. En effet, invasion militaire en 1963, politique de répréssion et d'arabislamisation depuis 45 ans, répression des étudients en 1980, puis des jeunes de toutes sortes en 1998, pour ensuite, passer au massacre de 2001. Un penseur, artiste ou politique kabyle, il a le choix: soit il prône l'allégence à l'Etat algérien, soit il fait un séjour en prison ou en exil. Et encore, même en exil, selon le pays qu'il choisis, il n'est pas en sécurité. Ainsi, Messili fut assassinné en 1987, avec la complicité du gouvernement français, alors dirigé par J Chirac qui était le premier ministre, et son ministre de l'interieur C Pasqua, qui se sont empressé d'expulsé le couple de cet acte avant même qu'il soit mis en garde à vue... de même, en 2004, Ameziane (petit) Mehenni, fut assassinné, parceque son père prêchait une autre voie que le "tous des algériens unis, indivisibles et pareils". La police française ayant conclut à un "réglement de compte entre voyoux" avant même que commence l'enquête, alors que la victime était un étudient en licence de langue japonaise tout ce qu'il y avait de respectable. Je ne parlerai pas de Matoub Lounes, qui mériterait un post entier à lui tout seul.
Aujourd'hui, médiatiquement, les temps sont dur pour les gens comme moi. On assiste de plus en plus a des campagnes soit de promotion ou d'apologie des gens qui sont nos assassins, ou alors de dénigrement sur notre compte. Ainsi, on vois des films mensonges sur la condition de la femme chez nous. Mensonge par l'interpretation de la socièté kabyle, mais aussi dans le sens le plus primaire du mot, car l'auteur que je ne citerai pas (vous la reconnaitrez peut être) prétend que "la Kabylie, c'est comme Kaboul sous les talibans, mais sans les talibans pour l'imposer"...
Aujourd'hui, depuis 40 ans d'endoctrinement algérianiste et islamique, il est difficile de trouver des kabyles qui assument leur kabylité jusqu'au bout et qui essayent de se montrer cohérant vis à vis de ses idées, de l'histoire, et du monde qui l'entoure. A vrai dire, je suis peut être un marginal, mais je m'en fiche, je ne fixe pas mon critère de respectabilité sur le nombre, mais sur le font. Et puis, les identités sont aussi des choix, et d'une génération à une autre, les peuples savent changer d'avis.
Vous comprendrez je pense mieux mon peuple et mon origine en lisant la suite. Il a s'agit là d'une présentation rapide et peut détaillés, voir même, parfois baclé, mais j'ai cherché à faire vitre pour le novice, sans rentrer dans les détails. Si ça vous interesse... ou plutot non: si ça m'interesse, je vous parlerai de choses plus en détails, de socièté, de culture, d'histoire... bref, encore d'où je viens, mais plus en profondeur.
Merci de m'avoir lus.
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